La guerre commerciale qui se déroule actuellement entre les États-Unis et plusieurs pays du monde, en particulier la Chine, ne laisse rien présager de la première série de droits de douane imposés à l’industrie solaire.
En effet, les premières sanctions commerciales visaient à protéger les fabricants américains de panneaux solaires, en difficulté face à la concurrence étrangère, notamment chinoise. Cependant, loin de renforcer l’industrie nationale, ces mesures ont provoqué une hausse générale des coûts dans le secteur. Les importateurs de panneaux ont été contraints d’augmenter leurs prix, impactant directement les entreprises spécialisées dans l’installation, le développement de projets et, in fine, les consommateurs finaux.
Par ailleurs, les ripostes commerciales chinoises et la multiplication des barrières douanières ont accentué l’instabilité du marché. Plusieurs projets solaires ont été retardés ou annulés, faute de rentabilité suffisante, tandis que les investissements étrangers se sont faits plus prudents. Le climat d’incertitude affecte aussi les efforts de transition énergétique des États-Unis, à un moment où les enjeux climatiques exigent des réponses rapides et coordonnées.
Dans ce contexte, de nombreux experts appellent à une révision stratégique de la politique commerciale américaine. Plutôt que d’isoler son industrie, il serait plus pertinent de favoriser des partenariats internationaux, des incitations fiscales à l’innovation, et une montée en compétence de la filière nationale. Car à long terme, la compétitivité du secteur solaire ne pourra se fonder uniquement sur des mesures protectionnistes, mais sur sa capacité à innover, à réduire ses coûts et à répondre aux exigences environnementales globales.